Pluie du désert / 2001

affichepluiesdes

Cette pièce présente des images et impressions de huit personnes lors d’un voyage de six mois à travers l’Afrique.
Le travail de création du spectacle  » Pluies de désert  » a consisté en une recherche collective (écriture et mise en scène) s’inspirant des impressions ressenties et des situations vécues lors de notre voyage effectué à travers le Maroc, la Mauritanie et le Mali, de novembre 2000 à mai 2001. Il en ressort des tableaux, des personnages, des objets et des émotions.

« En laissant libre court à l’imaginaire de chacun, nous avons construit des images scéniques de notre expérience : huit toubabs, huit blancs qui ne comprennent pas tout ce qui leur est arrivé mais ayant beaucoup de choses à exprimer.
A travers ce spectacle, nous avons essayé de retrouver l’espace-temps africain avec un rythme volontairement brouillé où les codes de communication sont complètement différents. De l’émerveillement au milieu du désert du Sahara à l’écœurement devant certaines injustices, nous avons voulu, simplement, proposer notre interprétation de toutes les richesses que nous avons pu découvrir. » Lionel Jaffrès

Le fil conducteur est une histoire africaine :
Alors que dans le village on souffre de la faim et de la soif car la pluie n’est pas tombée depuis plusieurs mois, il règne une atmosphère étrange. On cherche des explications.
Serait-ce une vengeance des Dieux, du grand serpent Bida ? Ou peut-être serait-ce à cause de ces blancs et leur fusée Apollo qui ont marché sur la Lune ?

Lu dans la presse :
 » (…) Les éclairages sur la réalité de l’Afrique du nord-ouest sont indirects mais très révélateurs d’un coup de foudre partagé d’incompréhension. Cela chante, cela danse, cela s’enfle dans le vent, mêlant les genres, les envies, les marionnettes géantes aux  » combis « de télévision… Un terrain d’expression très décalé qui saucissonne la légende comme si chacun avait encore du mal à mettre en ordre toutes les impressions ressenties durant ces six mois. Après ce parcours très chaotique sur les routes africaines comme dans les souvenirs des protagonistes de cette aventure, la pluie du désert finit par tomber sur scène. C’est comme si la nature reprenait enfin sa place devant les délires des hommes. Comme si elle mettait un peu d’ordre dans nos têtes.  »
Christian Campion, le Télégramme, le 28 septembre 2001.

 » Pluies de désert. L’Afrique est là. En évidence dans l’encens ramené du Mali, dans les objets de la vie quotidienne dispersés dans le hall d’accueil et sur scène. Dans la bande son qui accompagne une partie du spectacle, restituant les bruits de la vie et des conversations dans les cours et les rues. Dans le masque, les comptines, l’éventail de paille abîmé qui éloigne les mouches. De manière distanciée, plus évocation qu’illustration, dans la musique jouée en direct sur scène, dans les postures des comédiens, dans leurs costumes aux couleurs de terre, de sable et de latérite, dans la lueur des lampes à pétrole (…). » Josiane Guéguen, Ouest France, le 28 septembre 2001.

Comédiens
Claude Divanach
Stéphanie Doroche
Sébastien Durand
Séverine Ortolan
Béa Roué
Mannick Simon
et avec la voix de Romu.
Mise en scène
Lionel Jaffrès
Technique générale (scénographie et lumières)
Fabrice Ollivier
Jean-Christophe Kerdommarec
Eddy Chanson
Percussions
Fabrice Louisin (groupe Yog Sothoth de Brest)
Technique son
Rolland Auffret et des étudiants de la MST Image & son de l’UBO
Costumes
Babeth Martin
Vidéo
Sébastien Durand

et dix personnes responsables des manipulations des décors et des marionnettes
(comédiens des Filles de la Pluie et du PantEatR)