Le bouc & Anarchie en Bavière / 1997-1998

afficheanarchie

Ces deux pièces de Rainer Werner Fassbinder sur les thèmes du racisme et du fascisme sont présentées huit fois dans la région :
Cabaret Vauban,
Rencontres de Théâtre Amateur de Brest,
Faculté Victor Segalen (au profit du secours populaire français),
Jeudis du Port de Brest,
festival de théâtre amateur de Carhaix,
festival de la Fontaine aux Chevaux à Lanester…
Dans le cadre de la semaine contre le racisme 98, le spectacle a été joué deux fois à Vitrolles le 6 avril 98 en soutien au Centre Social Calcaïra dépossédé de ses locaux par la municipalité FN.

LE BOUC (1968)
Équivalent du mot «Katzelmacher» (faiseur de chatons) par lequel on désigne en Allemagne du sud les travailleurs venus d’Italie. «le bouc» désigne en France, injurieusement, le travailleur maghrébin. Ce nom traduit le mépris racial et l’envie sexuelle que Jorgos, ce « Grec de Grèce », provoque malgré lui dans une bourgade bavaroise. Faite d’une série de séquences brèves, la pièce est le patient tissage d’un réseau associatif de mots et de phrases, rhétorique quotidienne dans et par laquelle s’annonce le meurtre rituel de « l’autre ».

ANARCHIE EN BAVIÈRE (1969)
Par son histoire, Anarchie en Bavière est une pièce de science-fiction naïve. Des jeunes gens font la révolution en Bavière. Après avoir été une Anarchie, la région non défendue militairement est occupée.Sur un fond satyrique et grinçant, la pièce s’oppose à une révolution « à la va-vite », plaide pour une « longue marche », une révolution dans la conscience des révolutionnaires d’abord, puis dans celle des citoyens.

Cette pièce fut la premier choix d’engagement politique pour les Filles de la Pluie et peut-être celle d’un début de maturité théâtrale dans la mise en scène, le jeu et le choix des textes. C’est ce spectacle que nous avons présenté à Vitrolles.

« Le réalisme que j’ai en tête et que je veux faire, c’est celui qui se passe dans la tête du spectateur et pas dans celui qui se trouve sur l’écran ou sur scène, celui-là ne m’intéresse absolument pas, les gens l’ont sous les yeux tous les jours. Ce que je veux, c’est un réalisme ouvert, qui ouvre la voie au réalisme, et non un réalisme provocateur qui fait que les gens se ferment. »
R W Fassbinder

Mise en scène
Lionel JAFFRES
Comédiens
Thierry CLOATRE
Marco LANOUILLET
Tiphaine LEBRUN
Yseult LEBRUN
Marc LE DREVES
Sophie LE GALL
Frédéric MARIN
Fanny ORSI
François THOUEMENT
Marina THOUEMENT

Lumières

Bastien WEBER
Affiche
Nathalie PETIT-GUDENCHET